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 Les Contes de Zelm!

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The Fantasier
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Nombre de messages: 70
Date d'inscription: 30/01/2007

MessageSujet: Les Contes de Zelm!   Mar 30 Jan - 21:22

la première quête, le marteau de balgräm:

La forêt était sombre. Seule lueur rassurante dans les ténèbres, ma dague, La Zèlée. Elle reflétait d'une lueur rougeâtre les faibles et pâles rayons qui parvenaient à traverser la cime des arbres. J'avais sanglé à mon dos Achille, mon fidèle bouclier en fer, avec une lanière de cuir. Je n'avais rien mangé depuis déjà deux jours mais je poursuivais mon but avec espoir. Je voulais absolument réussir la première mission donnée par mon maître, le célèbre mage de lumière Trimyan. Depuis trois heures je suivais la piste encore chaude de la créature, où la végétation avait été écrasée lourdement. J'y vis même la souche déchirée d'un arbre qui devait se dresser au milieu du trajet de la bête auparavant, le tronc avait été cassé en un seul coup. Je n'ignorais pas la force titanesque de cette créature issue d'auruto, le dieu forgeron. Trimyan m'avait bien fait part de la difficulté de cette mission pour un novice, mais emporté par mon désir de faire mes preuves, j'acceptai avec empressement. Je priais silencieusement drënienne, déesse de la nature, pour que cette piste aboutisse. J'entendis enfin un son, d'abord un grognement sourd, accompagné plus tard du sifflement d'une arme apparemment massive dans les airs. Mon premier réflexe fut de quitter la piste pour approcher la bête sous le couvert des arbres. J'avançai furtivement vers le bruit jusqu'à ce que je vis une masse grise. La créature devait mesurer 10 pieds de haut, c'était un petit troll mais je savais qu'il avait assez de force pour manier l'arme. Les yeux fixés sur ma cible, je ne vis pas le tronc d'arbre tombé devant moi. Je m'étalai de tout mon long, une branche frappa mon bouclier qui résonna comme un gong dans toute la forêt. A peine eus-je le temps de me relever qu'il était face à moi. Son arme auréolée d'éclairs tenue fermement par ses bras musclés. J'étais un intrus seul dans une forêt oubliée et je devais me battre contre le marteau de Balgräm, élémentarisé foudre. Je sus aussitôt que mon pauvre bouclier de métal ne pourrait jamais arrêter cette arme légendaire, tant convoitée.

J'avais quand même un avantage incontestable sur balgräm, j'étais plus habile. D'un bond spectaculaire je reculai de sept pieds. Le marteau vint s'écraser juste a l'endroit où j'étais une seconde auparavant. Il me fallait blesser la bête sans passer trop près du marteau. Je regrettais amèrement de ne pas avoir apporté d'arc où de couteaux de lancé, bien que je fus un guerrier cela m'aurait été fort utile.
Il me vint une idée. Je connaissais la lenteur et la bêtise des trolls, je me mis à faire des tours autour de lui. Bien qu'étant hors de portée le troll ne voulait absolument pas me perdre de vue et il se mit à tourner sur lui-même. Les trolls ne sont pas réputés pour le sens de l'équilibre, Balgräm chancela et tomba à genoux. Profitant de ce moment d'inattention je passais derrière lui et avec deux coups de dague bien placés je lui coupai les quatres tendons situés a l'arrière des genoux. La bête était manqua de me tomber dessus.
Il n'en était malheureusment pas fini de Balgräm. Bien que ne pouvant plus se lever, il était toujours en état de se servir de ses énormes bras, donc de son marteau. Tout à coup, une bourrasque souleva un nuage de poussières du sol qui alla voler dans les yeux du troll. La bête aveuglée lacha son marteau pour porter ses mains à son visage. Je sautai alors sur les dos de la créature et lui assénai un coup de dague dans la gorge. Balgräm tomba sur le dos, inerte. Je ne me rendis compte que plus tard qu'il était tombé sur mes jambes...

J'étais coincé, mais je savais que je n'étais pas seul. Une bourrasque assez puissante pour qu'on la sente ne peut pas pénetrer dans une forêt si épaisse. Celui que j'attendais arriva, Oklim sortit de l'ombre des arbres.
- Je t'avais pourtant dit que je ferais cette mission seul! Dis-je avec un ton faussement colérique
- Je suis pourtant certain que tu es content que je sois venu, zelm!
- Dégage-moi de la, mon pote!
Oklim connaissait bien sûr le poids de la bête, il appella-donc toute la puissance de ses pouvoirs de novice et produisit une rafale de vent qui eu seulement la force de retourner le troll. Je souffrais atrocement de la jambe droite et j'espérais grandement que je ne me fus pas cassé un os. Espérance vaine!
- Je vais te faire un atèle de fortune, mais je n'ai pas les compétences des guérisseurs de la tour de lumière, s'excusa Oklim.
Je détestais être infirme et surtout d'un seul membre. Cela me donnait l'impression d'être fragile, comme si une seule fêlure pouvait détruire toutes mes capacités.
J'étais heureux de retrouver Oklim, c'etait tout comme moi un novice de trimyan, nous avions fait nos études théoriques de la magie et des armes ensemble.
Nous dûmes tout d'abord trouver un endroit pour camper. Oklim avait réussi à attrapper deux beaux lièvres et il avait amené une bouteille de vin. Heureusement pour ma jambe une clairière était non loin et nous réussîmes à trainer le marteau jusque là. Nous allumâmes un feu avec son briquet et sa fumée monta vers les étoiles. Durant le repas il m'expliqua la raison de sa venue.
- Au début je ne voulais pas venir car tu voulais garder à toi seul la gloire de tuer ce troll, mais au bout de dix jours trimyan s'est inquété et m'a envoyé ici avec un garde de la guilde et trois chevaux. Nous ne sommes pas loin de la lisière et je ne suis pas perdu. J'y ai laissé le garde avec les chevaux, nous les retrouverons demain mais pour l'instant tu dois dormir. Je devrais en faire de même car j'aurais besoin de toutes mes capacités pour soulever le marteau jusqu'aux chevaux.
Je me rendais soudain compte que j'étais très fatigué. Après avoir souhaité bonne nuit à mon compagnon je m'endormis comme une pierre sous une couche de couvertures.
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The Fantasier
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MessageSujet: La suite!   Sam 3 Fév - 12:26

En me réveillant, je sentis une atroce douleur dans ma jambe, comme si on y avait planté des clous sur toute la longueur. Mon compagnon était éveillé et, voyant mon état, bien qu'il fut encore très tôt, il décida de partir. Je me servais d'une branche en guise de béquille, je ne pouvais donc pas porter mon paquetage sans me briser le dos. Je ne pris que ma dague, achille doit aujourd'hui reposer sous le lierre.
Le voyage ma fatiguait grandement du fait de ma douleur, ce qui entraîna bientôt une fièvre. Mon genou a gonflé, il y avait infection.
Rien n'allait mieux pour Oklim qui devait porter le paquetage et qui en plus devait utiliser son énergie magique pour déplaçer le lourd marteau.
Bien qu'il n'y eut que six lieues de marche, nous arrivâmes tous deux exténués aux chevaux.
Oklim me présenta rapidement le garde de la guilde. Il me semble qu'il s'appellait Kotak.
Il s'occupa d'atteler le marteau aux trois chevaux. Nous nous hissâmes, Oklim et moi, tant bien que mal sur deux d'entre eux. Oklim rentra dans cette sorte d'attitude de repos que les mages utilisent pour recouvrer leur énergie. Kotak décida de faire une partie du voyage a pieds pour ne pas trop fatiguer les chevaux.
Nous étions en plein été et le soleil assomant de midi profita de ma faiblesse. Au bout de deux heures, j'eus l'impression que ma tête allait exploser. Je tentais de résister à ce mal mais il était difficile de supporter les deux douleurs à la fois.
Quand le soleil se coucha satisfait de son forfait dans notre dos, je vacillais dengeureusement entre coma et lucidité. Je sentais que j'allais sombrer. Je me rapelle avoir poussé un gémissement qui avait sortit Oklim de sa léthargie. Avant de tomber à bas de mon cheval il me semble que j'entendis vaguement un bruit de galop. Puis je sombrai dans le coma en pensant à l'arrivée triomphale que j'aurais faite si j'avais retiré mes jambes à temps.

Je ressentais de la chaleur... Je devais être mort. Mes paupières semblaient filtrer un intense lumière, sans doute celle de dündelkamp, le monde des morts valeureux. Il me semblait être allongé sur quelque chose de mou, ces sensations combinées me rappellaient quelque-chose de familier.
Machinalement, je me levais. Je ne ressentis étrangement aucune douleur a la jambe. Je regardais en face de moi. Je vis par la fenêtre la célèbre Tour de Lumière, j'étais dans ma chambre d'interne au centre d'entraînement physique. Je ne pouvais être à dündelkamp, je connaissais trop cette chambre. J'y vivais depuis cinq ans, auparavant j'étais pendant cinq ans au centre d'études théoriques et encore avant jusqu'à l'age de dix ans dans le château de trimyan, nous y reviendrons plus tard.
Je me regardai dans mon miroir. Je m'étais amaigri. Je devais avoir une taille de cinq pieds. J'observais mes cheveux blonds et courts, ils ne me plaisaient pas mais c'était une obligation pratique pour les guerriers. J'étais plutôt fin, pas musclé comme un titan mais pas squelettique non plus. Les guérrisseurs de la Tour avaient encore fait des miracles! Je n'avais aucune trace de blessure.
On frappa à la porte de ma chambre:
- Bonjour Messire. C'était le messager de Trimyan, Doddly. Trimyan vous convoque pour dîner avec lui, dit-il respectueusement.
- Dîner? Répondis-je, surpris.
- Vous avez dormi deux jours, comme prévu par les guérrisseurs. Il est dix-neuf heures.
- Dîtes-lui que j'arrive dans une heure, dis-je avant de le congédier.
Je ne pouvais savoir l'heure car on ne peut appercevoir le soleil quand on est à moins de dix lieues de la Tour, du fait de sa luminosité magique. La Tour avait été ensorcelée par ses mages constructeurs, elle reflétait dix fois la lumière du soleil.
Je me dévetis de mon vêtement de sommeil que les guérrisseurs m'avaient sans doute enfilé pendant mon coma. Après une douche dans la salle de bains adjacente à ma chambre, je revêtis l'uniforme rouge des guerriers. Je ceignis ma dague à ma ceinture au cas où.
J'étais impatient de savoir comment j'étais arrivé jusqu'ici.
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MessageSujet: spectacle son et lumière   Mar 6 Fév - 20:18

Je sortis de ma chambre et me dirigeai vers l'escalier. En chemin, je croisai quelques étudiants qui me saluèrent distraitement, fatigués par l'entraînement intensif. J'étais le seul novice a être resté à l'internat et Trimyan m'y payait la chambre. La raison était que je n'avais pas de domicile et que je ne pouvais, comme le font les autres étudiants, aller vivre chez mes parents.
Trimyan m'avait recueilli lorsque j'avais seulement quatre ans, mes parents ayant été tués en mission. Je n'avais pas été abandonné parce-que ma mère, grande mage de lumière, devait succéder à Trimyan en maitre de la Tour. On pensait que j'aurais hérité des talents de ma mère. Malheureusement, j'avais sans doute pris du coté de mon père a ce niveau, j'étais un des rares "sans-élément". Mais Trimyan ne m'avait pas rejeté pour autant, sans doute par curiosité pour ces rares individus.
Je ne devais pas aller dans la Tour mais dans le chateau annexe, à la salle a manger. La Tour ne servait pas d'habitat mais c'était une immense bibliothèque qui conservait des archives sur la magie et les armes, servant à resoudre leurs mysthères.
Je passai devant la nouvelle salle d'entraînement, elle avait seulement un an. L'ancienne avait été détruite jusqu'aux fondations par un tremblement de terre issu de la colère incontrôlée ( due à une défaite au duel ) d'un puissant mage de Terre. Les deux mages ont péri dans les décombres.
J'entrai dans le chateau. Il était aussi beau et ancien que la tour elle-même. Une lumière mysthérieuse éclairait toutes les salles et tous les couloirs. Dans ce labyrhinte que peu connaissaient aussi bien que moi, du fait de son exploration durant les nuits de mon enfance, je retrouvai la grande salle a manger. Je saisis le heurtoir et frappai trois coups dans l'immense porte de chêne. On me signala d'entrer, je le fis.

Trimyan m'attendait là, dans cette grande salle de banquet. Il était avec d'autres novices de mon age qui étaient assis à table. Certains se levèrent pour me serrer la main et me féliciter pour avoir abattu Balgräm, Oklim n'était pas encore là. Parmis les novices, je vis Keïla, une voleuse habile, Tollson, brillant mage élémentaire eau et aussi Hrötür, une véritable montagne de muscles. Ils n'étaient pas tous de mes amis mais j'appréciais qu'ils soient venus. Ils avaient tous fait leur entraînement physique avec Oklim et moi.
La grande table était lourdement chargée de mets divers et je me rendis alors compte que j'avais une faim de Sanguus. Tout le monde s'installa et mangea en silence, il était interdit de parler avant la fin d'un repas officiel. Je mangeais sans prendre le temps de savourer. Bien que les plats fûssent bien meilleurs que ce que j'avais mangé dernièrement ma principale préoccupation était de tarrir mon appétit. Je brûlais également d'envie que le repas se termine afin de pouvoir parler à Trimyan, assis à ma droite.
La salle à manger du château était immense. Deux de ses murs étaient percés de grandes fenêtres qui donnaient pour la plupart sur la Tour. Il n'y avait d'ombre nulle part dans la pièce, toute ténèbre était chassée. La table était orientée vers une scène. A ma droite se trouvaient les deux grandes portes de chêne et à ma gauche, par les fenêtres, s'imposait la Tour.
Lorsque tous les convives eûrent terminé leur repas, on retira le couvert. Trois mages se levèrent et se hissèrent sur scène, ils m'étaient inconnus. D'après les signes sur leurs robes, deux mages étaient de lumière et le dernier de vent. Ces mages faisaient de la magie artistique.
Les deux mages de lumière eurent peu a user de leur énergie pour faire venir la lumière, abondante dans la salle. Ils la modulaient avec dexterité afin de faire apparaître devant nos yeux ébahis toutes sortes de créatures, resplendissantes en couleurs et en réalisme. Le mage de vent faisait vibrer l'air de la pièce et reproduisait précisément les cris variés des créatures, de la douce mélodie de l'oiseau au grognement du Troll.
Au final, les deux mages de lumière se concentrèrent et firent alors apparaître un énorme dragon rouge aux yeux flamboyants. La créature prenait tout le volume de la salle en épargnant l'espace où se trouvait la table. On sentait le vent produit par le battement de ses ailes sur son visage. La créature poussa un rugissement a réveiller les morts puis elle s'envola à travers le mur vers la Tour et disparut.
Quand mes yeux revinrent vers la scène je m'apperçus que les deux mages de lumière avaient disparu. Le mage de vent salua et tendit la main. Trimyan y lança une bourse de pièces d'or et quelques autres spectateurs firent de même. Le mage de vent disparut à son tour et la salle explosa en applaudissements.
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