Les folles aventures de Jessica et Maëlle
Virée à Barcelone
En mai, il avait été décidé que Jessica et Maëlle iraient à Barcelone, magnifique ville d'Espagne. Arrivées là-bas, elles furent subjuguées par la beauté des lieux avant d'être accueillies dans une famille d'accueil espagnole. Jessica laissa tomber son sac au sol et son amie ne tarda pas à en faire de même. Cette dernière ouvrit la fermeture de son sac à dos avant de sortir un gros dictionnaire de celui-ci sous l'oeil plus que surpris des deux espagnols qui les accueillaient en leur demeure. Maëlle referma la fermeture d'un coup sec avant de se redresser, dictionnaire en main. Elle le soupesa un moment avant de le poser brutalement sur la table et de s'adresser à leurs futurs hôtes :
" Habléis Francés !
Les deux adultes la regardèrent, les yeux ronds.
- Non, mais c'est vrai ils pourraient faire un effort quand même, non ? "
Jessica acquiesça. Sur la table de marbre reposait un gros dictionnaire bilingue Français-Espagnol et vice-versa.
Moralité : Toujours avoir son dictionnaire bilingue dans n'importe quelle circonstance.Drôle de rêve
Tout le monde savait que toute personne avait besoin de sommeil sauf les insomniaques peut-être. Mais Maëlle n'était ni somnambule, ni insomniaque, elle était tout simplement normale. Bien que sa connerie soit bien plus grande que la plupart des gens peuplant cette planète majoritairement bleue. Mais nous nous écartons de notre sujet principal. Cette nuit-là, Maëlle eût le sommeil assez léger, elle ne s'endormit qu'à vingt deux heures. Puis, au beau milieu de la nuit, elle ouvrit brusquement les yeux avant de regarder à gauche et à droite, paniquée ou plutôt désorientée. Elle replaça quelques mèches de cheveux derrière ses oreilles avant de se redresser brusquement.
" Qui donc m'a parlé de Palmito ? "
Moralité : Ecouter son amie parler de Palmito est une mauvaise chose en soit, mais rêver de Palmito est bien pire.Attention la tête !
Qui a dit que vivre dans une maison pouvait être dangereux ? Certainement personne et pourtant cette thèse a été confirmée plus tôt que prévue. Comme à l'accoutumée, Jessica rentra chez elle aux alentours de dix neuf heures. Elle sonna. Sa mère lui ouvrit, elle entra. La jeune fille se hâta ensuite, gravit les marches de l'escalier deux par deux avant de balancer son sac en plein milieu de sa chambre. Tant pis pour ceux qui trébucheront dessus. Elle alluma ensuite son pc tout en se débarrassant de son manteau devenu encombrant. Elle retira ensuite Georges (Note de l'auteur : Georges ou Georgy est le nom donné à son écharpe) de son cou avant de le poser délicatement sur une chaise. Elle se frotta les mains, cliqua sur la souris pour achever l'allumage de l'ordinateur avant de redescendre les marches quatre par quatre, son ventre criant quelque peu famine. Elle se précipita vers la cuisine, ouvrit l'armoire qui abritait biscuits, chocolats et autres lorsqu'une boîte de biscottes manqua de la percuter de plein fouet. L'esquivant au dernier moment, la boîte en question termina sa course au sol. Jessica la ramassa avant de jeter un oeil vers sa mère.
" Les aliments deviennent vraiment agressifs de nos jours. "
Moralité : Toujours se préparer au pire en ouvrant une armoire.Il faut sauver le soldat Ryan
Nous retrouvons nos deux héroïnes au CDI en train de poursuivre conscienceusement leurs recherches pour leurs TPE (Note de l'auteur : Travaux Personnels Encadrés). Recherches qui se résumaient à parcourir leurs propres blogs ou à parler avec leurs voisins, activités particulièrement sérieuses en soi. Au bout d'un petit moment, elles finirent par quitter leur poste informatique pour rejoindre leur table de travail. Vraiment inspirées par leur sujet, elles étaient prêtes à s'endormir sur place lorsque Jessica prit soudainement la parole.
" Il faut sauver le soldat Ryan, Ryan.
Maëlle éclata de rire.
- Ah oui, c'était trop fort ça !
- Franchement j'adore comment tu racontes, surtout avec les phrases entre parenthèses.
- Oui, mais t'écris vraiment mieux que moi.
- Tu es forte en dessin, je suis forte dans l'écriture, récapitula Jessica. On se complète parfaitement.
- Ouais, approuva son amie avec un léger sourire.
La sonnerie retentit enfin, nos deux amies rangèrent soigneusement leurs affaires (Note de l'auteur : Ca demande à voir) dans leurs sacs respectifs avant de les hisser sur leur dos, prêtes à partir. Jessica se remis à parler :
- Il faut sauver le soldat Ryan !
- C'était un très beau film, commenta un élève. "
Les deux filles se retournèrent, observèrent celui qui venait de prononcer cette phrase pour le moins cohérente avant d'éclater d'un grand rire. L'élève en question ne chercha pas à en savoir plus et les deux compères sortirent du CDI, un grand sourire aux lèvres.
Moralité : Un rien peut faire rire.Défi
Comme tous les jeudi, nos deux amies se rendirent en cours de sport et ne se trompèrent pas de chemin cette fois-ci. Elles prirent donc soin de bifurquer à droite afin de ne pas se retrouver en Russie (voir : Trip en Russie). Le cours de Volley Ball dura en tout et pour tout une heure quarante cinq avant que leur professeur ne les relâche enfin. Maëlle et Jessica poussèrent un soupir de soulagement avant d'aller se rhabiller dans les vestiaires. Maëlle, tout en se revêtant de son haut, se tourna vers son amie :
" Et si on faisait un pari ?
- Pourquoi pas ?
- On ne doit pas se parler avant d'être arrivées au supermarket au coin de la rue, tu marches ?
- Tu pourras jamais tenir sans me parler, assura son amie, sourire aux lèvres. Mais bon, si tu gagnes je te passe les prochains FMA et les D.Gray-man en plus.
- Et si tu gagnes ?
- Tu devras me faire deux ou trois dessins.
- D'accord. Le pari commence dès qu'on aura franchi la porte.
Les deux compères terminèrent de s'habiller avant de sortir. Maëlle mit le chronomètre en marche. A peine eurent-elles fait deux pas qu'elles se mirent à éclater de rire sans aucune raison apparente. Les autres élèves les regardèrent bizarrement alors que nos deux amies poursuivaient leur chemin, débouchant devant un grand terrain d'herbe à traverser. Elles s'engagèrent en même temps sur le terrain et Jessica manqua à plusieurs reprises de glisser à cause de la boue. Elle se mit à faire un drôle de geste pour essayer de faire comprendre à son amie qu'elle avait glissé, Maëlle la regarda sans comprendre avant de poursuivre son chemin. Ils rejoignirent ensuite la route et le vent se leva. Les deux filles se mirent à lutter comme des championnes de ski sur neige contre la bourrasque. Elles continuèrent leur chemin tout en émettant d'étranges bruits et en prenant de grandes bouffées d'air pour s'empêcher de rire.
Pensée de Maëlle : Mince, j'en peux plus moi ! Quand est-ce que ça finit ce BIIIIIPPP de pari ?
Pensée de Jessica : Fais le vide absolu en toi et ne parle pas. Maman c'est trop dur, je vais craquer.
Gardant malgré tout leurs lèvres serrées, elles parvinrent enfin jusqu'au supermarket. Maëlle stoppa le chnonomètre : 4 minutes 32. Les deux filles s'observèrent un moment avant d'éclater de rire.
- New record ! s'exclama Jessica.
- Je crois bien que c'était l'épreuve la plus difficile que nous ayons eu à surmonter. "
Moralité : Faire des gestes c'est bien, mais on comprend rien. La parole est d'or, le silence est d'argent.Le chat extra-terrestre
Comme chaque matin, Maëlle se frotta les yeux alors que le chat se mettait à griffer contre la porte de sa chambre. Peinant à se lever, elle y parvint enfin avant d'ouvrir la porte et de laisser entrer le petit animal qui se faufila dans l'ouverture avant de bondir sur son lit. La jeune fille l'observa d'un oeil torve, encore dans les vapes avant de s'approcher du chat pour le caresser un peu entre les oreilles. Ce dernier se mit à miauler (Note de l'auteur : J'adore quand les chats miaulent, je trouve ça trop mimi.^^ Ca me donne envie de les serrer dans mes bras, de leur faire des gros calins...), réclamant certainement à manger. Maëlle écarta sa main du poil de l'animal avant de se préparer à aller chercher un bol de lait lorsqu'une voix étrange se mit à résonner, une voix qui ressemblait étrangement à celle de... ET ?
" Téléphone maison.
Maëlle se retourna lentement avant de hurler en voyant que c'était le chat qui venait de parler. Hystérique, elle frappa l'animal avant de s'enfuir à toute jambe dans la cuisine sous l'oeil intrigué de ses parents.
- Qu'est-ce qu'il y a ? demanda sa mère
- Y'a ET dans ma chambre !!! hurla Maëlle en agitant les bras au-dessus de sa tête.
Au même moment le téléphone sonna. Le père de l'adolescente prit le combiné, prit connaissance de la personne qui était à l'autre bout du fil avant d'appeler Maëlle qui se hâta vers le combiné en prenant soin de vérifier dans chaque recoin de la maison si ET n'était pas présent. Voyant que la voie était libre, elle attrapa vivement le combiné avant de le porter à son oreille.
- Allo ?
Une voix désincarnée lui répondit.
- Téléphone maison.
- AAAAAAAAAAAAAAAAAAAHHHHHHHHHHHHHH !
Elle raccrocha en vitesse avant de se précipiter dehors tout en levant les bras au ciel en signe de fatalité.
- POURQUOI MOI ?! "
Moralité : N'écoutez jamais votre prof de français lorsqu'il se met à parler d'ET ou vous finirez comme Maëlle.Innocente
Nous retrouvons Jessica qui accompagnait Maëlle jusque chez elle, de peur qu'elle ne se perde. Les deux filles commencèrent donc à gravir une pente tout en discutant de choses et d'autres. Elles parlèrent notamment de ET, l'extra-terrestre. Ainsi Maëlle informa son amie du fait qu'elle détestait ET et qu'il lui faisait peur avec sa drôle de tête et ses pieds de clown. Jessica éclata de rire alors qu'elle tournait brusquement à droite. Maëlle écarquilla les yeux avant de pointer quelque chose du doigt.
" Les flics !
- Où ? s'étonna son amie en les cherchant des yeux.
- Là ! insista Maëlle en montrant une voiture de police.
- Oh non, qu'est-ce qu'on fait ?
- Courons ! s'exclama Maëlle en prenant la fuite.
Ne comprenant apparemment rien à la situation, Jessica la suivit tout de même alors que les policiers les remarquaient. Un des hommes porta sa radio à ses lèvres.
- On a des suspects qui se dirigent en direction du lycée Mariette. Appréhendez-les !
Pendant ce temps, les deux amies couraient à perdre haleine, prenant différentes routes et ruelles pour échapper aux forces de l'ordre, mais les policiers ne lâchaient pas prise. Et ce fut bientôt pas une voiture qui les prit en chasse, mais bien une dizaine. Paniquées, Maëlle et Jessica pressèrent l'allure avant de finir dans un cul de sac. Voyant qu'elles ne pourraient pas aller plus loin, elle s'arrêtèrent avant de lever les bras en l'air, signe qu'elles se rendaient. Un des policiers sortit de son véhicule, braquant son arme sur les deux adolescentes.
- Je vous en supplie monsieur, c'est pas moi qui ait frappé ET ! Je vous jure ! Je suis innocente.
Jessica l'observa avec les yeux ronds, se demandant de quoi elle parlait tout comme le policier d'ailleurs.
- Euh... On va te ramener chez toi d'accord ?
Ils n'attendirent pas sa réponse et embarquèrent Maëlle, laissant ainsi Jessica seule sous la pluie qui commençait à tomber. Le véhicule mit moins d'une demi-heure pour parvenir jusque chez Maëlle. L'homme descendit de la voiture avec la jeune fille avant de sonner. La mère de l'adolescente lui ouvrit.
- Je crois bien qu'elle a oublié de prendre ses cachets. Au revoir madame.
Il s'en alla alors que l'adulte fixait sa fille sans comprendre. Maëlle lui adressa un grand sourire.
- J'avais bien dit que c'était pas moi qui avait frappé ET. "
Moralité : Si vous voyez une voiture de police, soyez polis, arrêtez-vous.^^