Chapitre 2
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L'accouchement
Deux jours plus tard...
Il est sept heure du matin. Thierry et Fabrice se sont la veille donné rendez-vous à l’aéroport. Thierry y est, comme prévu. Quant à Fabrice…
_Miaou…
_Hum… Barre-toi Bastet… Je dois dormir moi…
Fabrice vit dans un quartier chic pour gens aisés, au deuxième étage d’un appartement assez grand. Il possède une chatte répondant au nom de Bastet qui lui tient compagnie. La seule compagnie qu’il puisse avoir d’ailleurs, car il est célibataire. Il a bien connu quelques histoires, mais son travail lui prenant la majorité de son temps, il n’a jamais eu d’histoires vraiment sérieuses… Il avait préparé ses valises à l’avance, avec carte de presse, des habits de rechanges, son ordinateur portable dernier cri etc… Tout cela rangé des valises dans sa chambre, où il était encore dans son lit…
Il se penche vers son réveil pour regarder l’heure. Elle affiche sept heure.
_Oh merde! Pourquoi t’as pas sonné satané réveil ?!
Fabrice se lève, prend les premiers habits qui lui tombent sous la main. Un jean, une chemise, des chaussures de marche en cuir noir, prend ses valises et part rapidement de son appartement sans même prendre la peine de fermer la porte à clé. Il préfère prendre les escaliers, les ascenseurs mettront trop de temps à arriver et à descendre. Il croise au premier étage sa vieille et sympathique voisine, madame Dénarnaud. C’est une vieille femme de soixante six ans qui lui rend service lorsqu’il part en voyage, c’est-à-dire assez fréquemment. Elle s’occupe alors de Bastet et lui donne à manger. Et même si Fabrice ne lui demande pas, elle fait aussi un peu le ménage dans son appartement, par pure gentillesse. Elle discute parfois avec lui dans les escaliers, ce qui fait qu’elle sait pas mal de choses de sa vie. Elle est un peu comme une mère pour lui…
_Ah bonjour madame Dénarnaud, tenez voilà mes clés. Vous trouverez les croquettes sous l’évier, maintenant excusez-moi mais je dois partir !
Et alors que Fabrice part, madame Dénarnaud chuchote seule dans son coin…
_Ah là là ! Encore en retard ce petit !
Fabrice se précipite dehors.
Pendant ce temps-là, Thierry est en train d’attendre devant l’aéroport et regarde sa montre.
_Sept heures dix… Qu’est-ce qu’il fabrique ? On devait se retrouver ici il y a dix minutes…
Fabrice voit une ambulance passer sans les gyrophares activés dans la rue. Il a soudain une idée. Il court derrière le véhicule. Le chauffeur s’arrête.
_Qu’est-ce qu’il vous arrive m’sieur ?
_Euh… C’est ma femme, elle est à l’aéroport et est sur le point d’accoucher, il faut que je la rejoigne au plus vite.
_Je vois, d’accord grimpez on fonce.
Fabrice, en cachant son autosatisfaction, monte dans l’ambulance. Le chauffeur met la sirène et met la gomme. Etant un véhicule prioritaire, l’ambulance passe sans problème les bouchons matinaux de Paris.
Dix minutes plus tard, le véhicule se trouve devant l’aéroport. Fabrice descend.
_Et elle se trouve où votre femme ?
_Ma femme ? Quelle femme ?
_Ah d’accord... J'vois l’genre… Enfoiré !
Le chauffeur, mécontent de s'être fait roulé, repart. Thierry, qui a vu la scène, arrive.
_Comment tu t’es emmené ici en ambulance ?
_Je t’expliquerai plus tard, mais là faut qu’on y aille !
Et les deux journalistes partirent vite pour prendre leur avion. Vérification du contenu des valises, validation des billets... Ils bousculent tout le monde. Lorsqu’ils arrivent à la zone d’embarquement, il était sept heure trente et une. Les derniers passagers embarquaient, et eux avec.
_Et ben ! Il était moins une !