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 Fanfic Eragon (Pas de titre pour le moment)

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Winry
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MessageSujet: Fanfic Eragon (Pas de titre pour le moment)   Mer 31 Jan - 17:20

FANFIC ERAGON



Chapitre 1 : Incertitudes


Etrangement il ne se sentait pas tranquille. D'un côté, cela était normal. Il n'était pas allé jusqu'au bout de sa besogne et il serait sévérement puni lorsqu'il rentrerait au bercail. Il devrait de ce fait prononcer de nouveaux serments qui lui entraveraient davantage les mouvements. Ces liens, il aurait envie de les briser pour être enfin libre et pouvoir enfin décider de lui-même quoi faire de son existence. Mais il savait bien que cela était tout bonnement impossible. Il s'agissait là d'un rêve irréalisable après les atrocités qu'il avait commis. Il était le fils d'un Parjure, et jamais personne ne pourrait changer son ascendance. Même s'il se défaisait de ses chaînes, aucun peuple ne l'accepterait, il serait condamné à l'exil, à la solitude. Même Eragon ne devait plus le considérer comme son " frère " à présent. Non, il n'était plus qu'un sale traître au service du tout puissant Galbatorix. Un pion sur l'échiquier dont le but était de tuer sans discuter ni même penser. Il caressa le pommeau de Zar'roc qui pendait à son côté. Thorn cessa de battre un moment des ailes, se laissant planer. Il avait dû comprendre que l'esprit de son Dragonnier était troublé, presque aussi dense que le brouillard. Il avait perçu son incertitude face à ce qu'il devrait faire dans les prochains jours. Le dragon couleur rubis savait très bien dans quelle situation délicate ils se trouvaient, mais il ne pouvait rien faire. La seule chose qui lui était permise était de suivre son Dragonnier quoiqu'il arrive, même si cela devait les mener un jour à la mort. Déjà plus lucide, Thorn se mit de nouveau à battre puissamment des ailes, brassant l'air. Le Dragonnier ne jeta pas un coup d'oeil en bas, il n'en avait pas envie. Il cessa de toucher son épée et passa distraitement une main sur la tête de son dragon.
" Qu'en penses-tu Thorn ? "
Le dragon aux écailles rougeâtres demeura un moment silencieux avant de répondre d'une voix posée.
" Je te suivrai quoi que tu fasses, tu es mon Dragonnier. "
Un mince sourire étira ses lèvres avant de disparaître aussitôt, laissant de nouveau place à une mine sombre. Ils approchaient d'Urû'baen, il le savait. Il eût une pensée pour Eragon, il ne regrettait pas son choix de l'avoir laissé en vie malgré tout. Restait à savoir s'il parviendrait à en tenir profit pour devenir plus fort et peut-être réussir à le tuer. Tuer ou être tué. C'était la règle en ces temps de guerre. Le dragon aux écailles écarlates piqua vers le sol avant de se poser lourdement dans la cour du palais où s'était établi Galbatorix, son dragon Shruikan veillant avec beaucoup d'attention le dernier oeuf qui attendait celui qui le ferait éclore, à l'intérieur de la demeure. Des gardes armés de lances et de lourds plastrons d'acier vinrent dans leur direction alors que l'homme mettait pied à terre.
" Je te soutiendrai, promit Thorn. "
Le Dragonnier acquiesça.
- Le roi désire vous voir de toute urgence ! lança un des gardes d'une voix ferme. Veuillez ne pas le faire attendre.
L'homme aux cheveux bruns se retint à grand peine de tirer Zar'roc du fourreau pour anhiler tous ces chiens à la botte de Galbatorix, mais il retint son geste, peu désireux de s'attirer d'autres problèmes pour le moment. Il dépassa donc les soldats d'un pas rapide et se rendit à l'intérieur même du palais, traversant les innombrables couloirs sans même les voir. Il manqua de percuter une servante, qui déséquilibrée, fit tomber un plat rempli de victuailles. Le Dragonnier se retourna légèrement et grogna une brève excuse. Son humeur commençait déjà à se dégrader au fur et à mesure qu'il se rapprochait du roi. Il ouvrit une porte à deux battants et pénétra dans une immense salle haute de plafond. Des statues de dragons étaient dissiminées ici et là, impressionnantes et toisant de haut leurs observateurs. Le travail d'artiste était tel qu'on aurait pu penser que les statues s'animeraient d'un moment à l'autre et se mettraient à cracher des flammes. Galbatorix se trouvait là, au fond de la salle, fixant le nouveau venu d'un air menaçant, voire même haineux. Il semblait dans une rage folle et il serrait les dents pour se contenir. N'y tenant plus, il s'avança et se positionna devant le garçon, le toisant de haut.
- Eh bien, où sont Eragon et Saphira ? N'étais-tu pas censé les capturer ?
Son interlocuteur baissa les yeux. Galbatorix murmura des mots en ancien langage et le Dragonnier sentit sa gorge se nouer. Il ne parvenait plus à respirer, l'air n'atteignait plus ses poumons. Bien malgré lui il se mit à paniquer avant de tomber à genoux sous le regard narquois du roi, une main sur sa gorge, suffoquant. Le paysage devant lui se mit à tanguer dangereusement, il ne parvenait plus à distinguer les couleurs ou les formes. Cette vulnérabilité le dégoûta, il se sentait faible, plus faible qu'un simple vermisseau. Mais il savait que Galbatorix ne le tuerait pas, il avait trop besoin de lui pour le moment. Mais la pression ne semblait pas vouloir se défaire. Le Dragonnier crut qu'il allait s'évanouir et gagner ainsi l'inconscience, mais il n'en fut rien. Le roi venait d'interrompre le sort.
- Crois-moi, tu risques de souffrir dans les prochains jours. Je te ferai payer ton incompétence ! Pour le moment hors de ma vue et sois de retour ici aux lueurs de l'aube ! Si tu n'es pas à l'heure, la punition sera pire encore.
Le Dragonnier se releva tant bien que mal et salua Galbatorix d'une brève révérence. Il traversa les couloirs en sens inverse et dut se retenir contre le mur pour ne pas s'écrouler. La poigne de fer qui avait semblé le saisir à la gorge avait beau avoir disparu, il n'avait toujours pas recouvré totalement sa vision. La servante de tout à l'heure lui lança un regard à la dérobée.
- Est-ce que tout va bien Seigneur Murtagh ?
Ce dernier ne daigna pas répondre, reprenant son chemin pour rejoindre sa chambre. Arrivé à destination, il se laissa tomber sur le lit, une main sur le front, las. La journée de demain serait difficile, il le savait bien. Les punitions du roi étaient toujours plus terribles les unes que les autres. Chassant ses pensées quelques peu désagréables de son esprit, il enfouit la tête dans son coussin et s'endormit. Son sommeil fut peuplé de cauchemars et il aperçut à maintes reprises la bataille des Plaines brûlantes. Il se vit levant son épée, donnant le coup de grâce à celui qu'il considérait comme son frère " avant ". Il voyait la lame percer sa poitrine d'où s'échappait une pluie de sang. Et il contemplait enfin son oeuvre, se délectant de cette barbarie avant de récupérer son épée rougeâtre, celle-là même qui avait appartenu à son père, Morzan. Le Dragonnier se réveilla en sursaut, une migraine incroyable le prit. L'ignorant, il se vêtit et s'empara de Zar'roc, l'observant un moment, le regard vide, repensant à son cauchemar. Reprenant ses esprits, il se décida enfin à quitter ses appartements et se rendit à la salle du trône où l'attendait Galbatorix ainsi que d'autres personnes. Parmi elle, le Dragonnier aperçut une jeune femme qu'il n'avait encore jamais vu. Grande et élancée, ses cheveux bruns retombaient en boucles légères au creux de ses épaules. Ses yeux d'améthyste semblaient briller, mystérieux et regorgeant de secrets non dits. Elle était vêtue d'un ensemble en cuir très sombre et une épée ainsi qu'un fouet étaient accrochés à sa ceinture. Etait-ce elle qui serait chargée de sa punition ?
- Je vois que tu es à l'heure, nota Galbatorix, un air mauvais sur le visage. Je te présente Salya.
Il désigna la jeune femme d'un bref mouvement du poignet.
- C'est elle qui se chargera de ta correction, mais je crains ne pouvoir y assister, des affaires plus urgentes m'attendent. Mais ces gens que tu vois là seront bien assez nombreux pour me servir de témoins. Je tiens à ce que tout soit bien fait dans les règles de l'art.
Dans un mouvement de cape, Galbatorix disparut par une porte sombre. Salya sortit son fouet à la lannière de cuir noir tout en s'approchant du Dragonnier. D'une voix calme et maîtrisée, elle lâcha :
- Retire ta chemise.
Murtagh ne fit pas ce qu'elle lui demandait. Pourquoi ne pas essayer de maîtriser tous ces gens à l'aide de sa magie pour pouvoir s'échapper ? Il se sortit vite l'idée de la tête, les serments faits à Galbatorix l'empêchaient de le trahir. Oui, mais s'il ne trahissait pas, s'il s'enfuyait simplement, cela serait possible. Oui, c'était peut-être sa chance finalement. Pour commencer il murmura des mots en ancien langage qui projetèrent les soit-disants témoins contre un mur, les assommant. Il voulut ensuite s'en prendre à Salya, mais celle-ci murmura le contre-sort en ancien langage.
- Ne t'avise pas de recommencer, recommanda-t-elle. Cesse donc de lutter fils de Morzan et subis la punition que tu mérites.
- Il est hors de question que je continue à être un pion ! rétorqua vivement le Dragonnier en dégainant Zar'roc.
Salya sortit également l'épée du fourreau et un combat s'entama entre eux deux, violent, rapide, brutal. Les deux épées tournoyaient, paraient à une vitesse folle. Murtagh ne comprenait pas. Comment une femme comme elle pouvait-elle lui tenir tête ainsi ? Il essaya de pénétrer l'esprit de la jeune femme, mais un mur infranchissable se dressa aussitôt devant lui. Il renforça son assaut mental, la barrière trembla, mais ne se brisa pas. Murtagh abandonna la lutte pour le moment et voulut de nouveau attaquer Salya lorsqu'il fut brutalement paralysé.
- Tu ne cesseras donc jamais de me décevoir. Moi qui croyait que tu t'étais résigné sur ton sort, tu continues à vouloir essayer de me trahir, lança Galbatorix d'un air faussement désolé, en s'avançant. Je crois qu'il est temps de te faire prononcer de nouveaux serments en ancien langage.
- Pas question !
Le roi l'attrapa par la gorge et le souleva de terre, plantant son regard incendiaire dans celui du fils de Morzan. Un tremblement parcourut l'échine du garçon bien malgré lui. Une douleur fulgurante traversa soudainement son dos et il dut réprimer un hurlement de douleur. Salya se tenait derrière lui et venait d'abattre son fouet où se situait sa cicatrice. Un nouveau coup s'abattit sur lui, plus violent que le précédent, les larmes lui montèrent aux yeux. Ce petit manège dura en tout et pour tout, une dizaine de minutes. Jugeant que le jeune homme en avait eu pour son compte, le roi le relâcha. Murtagh retomba au sol à quatre pattes, respirant par à coups. Une douleur incroyable semblait irradier dans tout son être et notamment dans son dos. Il souffrait le martyr et Galbatorix se délectait de le voir ainsi.
- Vois comme tu es faible Murtagh. Sans moi tu n'es rien qu'un incapable. Sans moi, tu n'as pas raison d'être. "
Le Dragonnier se mit à douter. Peut-être avait-il raison finalement ? Il sombra dans l'inconscience.

A suivre...
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