et voila ce que j'écris ces derniers temps...
L’existence gelée
Crois-tu vraiment pouvoir exister ?
Dans ce monde d’écrans gelés
Tu cours, il ne te reste plus qu’à pleurer
Les larmes tombent, bientôt indifférentes
Tourner, tout oublier
Tu ne te sens même plus vivante
Pourquoi continuer d’exister ?
Dans un monde de papier gelé
Relève-toi, cesse de pleurer
Ne reste plus indifférente
Surtout, ne jamais oublier
Tu es toujours là, bien vivante
Tu pourras toujours exister
Dans nos cœurs, nos esprits gelés
Soulage-toi, tu peux maintenant pleurer
La terre elle-même en est indifférente
Tu as même le droit d’oublier
Pourquoi tu as mal d’être toujours vivante
Lueur d’amitié
Je voudrais m’endormir pour l’éternité
Je voudrais m’endormir à n’en plus finir
Et puis rêver pour tout recréer
Ce monde, cette vie, tout reconstruire
Je me réveille, les ténèbres m’entourent
Une seule bougie tremblotante
Votre amitié est là toujours présente
Rire, parler, pleurer, juste être ensemble
Une vie de bonheur et d’insouciance
Sans se poser de questions sur l’existence
Un monde plein de changements
Emplis seulement de bons sentiments
J’attendrais
Je t’attends, je te cherche
Sans bouger, lentement
Je crois encore en toi
Tu es quelque part, en moi
Le temps n’est pas encore là
J’attendrais plusieurs éternités
En essayant de ne pas bouger
Pour ne pas te perdre près de moi
Et quand je te verrais
Je ne le saurais pas encore
Toi non plus, d’ailleurs
Avec le temps je le sentirais
Tes yeux illumineront ma vie
Ton regard calmera mes envies
Et ta voix sera un chant de nuit
Ensemble pour cette vie
Petite lueur dans la nuit
Elle tremblote et scintille
Précieuse et belle pupille
Un seul regard pour toute une vie
Séparées
Les flocons tombent dans cette nuit éclairée
Une petite fille danse sans s’arrêter
Si elle s’arrête, le froid la prendra
Devant ce spectacle, la lune reste sans voix
Petite fille, tu es toute seule
La neige viendra bientôt couvrir le sol
Elle viendra manger tes pieds nus
Et, petite fille tu ne danseras plus
N’hésite plus, envole-toi
Vas-y, il n’y a qu’un seul pas
Entends mes mots au loin
Derrière les montagnes d’hier matin
Je t’attends là-bas, rejoins-moi
La petite fille s’envole lentement
Pour seul guide le son de ma voix
Le ciel s’ouvre doucement
Le soleil en sort, éclatant de beauté
La petite fille sourit et ferme les yeux
Elle se sent enfin exister
Un voyage d’une nuit exauce son vœu
La voilà près de moi
Elle me serre dans ses bras
Je chuchote, la réconforte
Mais elle ne comprend pas
Elle s’écarte, le regard plein de larmes
Quelle langue étrange, quel effrayant vacarme
Nous avons pu parler séparées
Mais comment se comprendre rassemblées ?